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Actualité artistique

"Nous sommes artistes, administratrices, assistantes, curatrices, critiques d'art, directrices, éditrices, étudiantes, galeristes, chercheurs, stagiaires et universitaires travaillant dans le monde de l'art contemporain, et nous avons été victimes d'attouchements, rabaissé.e.s, harcelé.e.s, infantilisé.e.s, méprisé.e.s, menacé.e.s et intimidé.e.s par celles et ceux en position de pouvoir (...)", ces quelques lignes sont extraites de la lettre « Not surprised », pas surprises en Français qui fait référence à une œuvre de Jenny Holzer « Abuse of Power Come As No Surprise » que l’on traduit par «  l'abus de pouvoir n'est pas surprenant ». Cette initiative, comme une trainée de poudre a crépité de femme à femme par une discussion sur le web pour enfler jusqu’à plus de cent participantes à travers le monde.

Knight Landesman, co-directeur du magazine ArtForum est accusé de harcèlement dans une plainte déposée dans l’Etat de New-York par une ancienne employée du magazine, Amanda Schmitt. Même des hommes qui se croient au-dessus de tout, dont les agissements abusifs sont couverts par leurs pairs, peuvent tomber à tout moment. Cette affaire fait échos au cas Hervey Weinstein. Le harcèlement ne se limite pas au cinéma, il touche également le journalisme, la photographie… Martha Kirszenbaum est une des signataires de cette lettre qui décrit l’abus de pouvoir dans le milieu de l’art. Entendons-nous bien, le cas Landesman est différant de celui Weinstein, l’on parle de gestes déplacés, de texto équivoques, (les tweets ou retweets de nature injurieuse ou dégradante) sont inadmissibles , ainsi que les tentatives d’humiliation et d’intimidation. Une première plainte en 2006 déposée par une journaliste a été étouffée en interne. 

Le harcèlement moral est quant à lui insidieux et destructeur. Le harcèlement moral se caractérise par des gestes, attitudes répétées ou systématiques qui visent à dégrader les conditions de travail d’une personne. C’est une tentative de destruction de l’autre. Il s’agit d’un processus sur une longue période qui porte atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité de l’autre. Il existe plusieurs profils de harceleurs, dont le harceleur pervers. Despotique, il souffre d’une absence de conscience de la dimension humaine, parfois d’un complexe d’infériorité masqué. Le harcèlement se manifeste par une directivité à outrance, la dévalorisation, l’humiliation…  Et puis l’on rencontre le harceleur sympathique : il sévit par le jeu. Conscient de ses actes, il place le rire au centre de sa toile. Moyen ludique de justifier son comportement et de trouver des appuis qui cautionnent ce qui parait une farce, mais qui cache une destruction réfléchie.

Pour en revenir à la pétition « Not surprised », elle sonne comme un avertissement. Des personnalités influentes comme la photographe Cindy Sherman, apposent leur signature. « Nous ne serons plus silencieu.x.s.e.s »

 

Les zoos

Il faut arrêter les discours moralisateurs et puérils sur les zoos. Les zoos sont le refuge d’espèces en voie d’extinction, menacés, vulnérables. Ils sont à la source de réintroductions et permettent de sensibiliser la grande masse destructrice de bipèdes que nous sommes parfois. Arrêter de croire que tout animal en captivité est obligatoirement  malheureux. Sinon que dire de nos chats et chiens ou tout autre animal de compagnie. Alors, certes, il y a une différence et non des moindre, la mémoire cellulaire, transmise de génération en génération. Mais à l’origine tout animal était sauvage, tout comme l’homme était "bestial ", instinctif, non civilisé.

Nier notre impact sur l’animal ou l’environnement revient à nier notre propre existence. Vu que l’on ne peut pas toujours stopper la destruction de notre écosystème, alors autant déjà protéger quelques espèces, quelques individus à petite échelle. Sensibiliser nos enfants à la beauté et à la fragilité qui nous entoure. Si les détracteurs d’une polémique sur les zoos, par idéologie aveugle critiquent cette captivité, ils n’ont qu’à regarder les faits : un animal malheureux ne se reproduira pas. C’est un des indices majeurs en plus de son aspect physique : un pelage brillant, un regard vif. A contrario si un animal est amorphe alors, oui, il y a un problème. Bien sûr, le paresseux est amorphe par nature (sourire). Bien évidemment tous les zoos ne respectent pas les animaux en captivité comme tous les humains ne respectent pas leurs animaux de compagnie. Quand cela se produit à nous de prévenir et protéger. Un animal "sauvage " en captivité ne doit pas être traité de la même façon qu’un animal de compagnie. Il faut garder une distance psychologique, faire preuve de déférence afin qu’il garde son instinct sauvage. Des enclos suffisamment grands pour ne pas qu’il se sente oppressé, la propreté pour leur santé et surtout le silence. Des cohortes de touristes qui rient, vocifèrent sans se soucier de l’état de peur ou de lassitude dans lequel ils plongent l’animal est à la limite du supportable. Eduquer son enfant à la sensibilité animale, prendre le temps de  regarder cet être vivant, découvrir sa personnalité, essayer de créer un contact visuel et partagé une émotion de regard à regard sans crainte car l’animal ne juge pas, il ressent.

Astre

Astre Mathilde H. Doucet

Astre

La photographie est une lutte, pourtant il y a suffisamment de place pour deux. D'où vient l'idée que pour réussir il faut souffrir, être rabaissé, piétiné, étudié, dénudé. Ne risque t-on pas à force d'ôter toute créativité, toute envie, toute beauté, de se retrouver avec une coquille vide. Un regard blasé où le consensus pourrit l'âme la plus sensible. Toute passion, toute flamme éteintes.

 

Zèbres et liberté

Le blanc et le noir. Des lignes symétriques comme peintes sur les muscles saillants. Une superbe croupe. Ce dessin complexe semblable à une peinture tribale est unique pour chaque zèbre, tout comme nos empreintes digitales.

A la naissance, les rayures du zébreau sont brunes, il arrive parfois qu’ils gardent cette couleur chocolatée à l’âge adulte. Les zèbres sont solidaires et bienveillants. Il n’est pas rare de voir un étalon risquer sa propre vie pour sauver un membre de sa petite « tribu ». Il peut, confronté à une situation dangereuse, décocher un coup de sabot fatal au prédateur qui le pourchasse, le laissant KO, la mâchoire brisée.

Lorsqu’un zébreau  voit le jour toute la famille se rassemble. L’étalon monte la garde et les femelles entourent la mère étendue sur le côté. Puis, au bout d’une vingtaine de minutes la mère se lève pour rompre le cordon ombilical, à la suite de quoi, elle lèche et mordille affectueusement le nouveau-né. Le zèbre sait mettre à profit le flehmen dès la naissance. Toute odeur est captée et traitée par l’organe de Jacobson. C’est ainsi que les étalons mesurent le taux hormonal des femelles. Si l’une d’elle est en chaleur, il lui fera la cour en s’approchant tout doucement, lui léchera l’épaule et le flanc. Elle écartera les pattes afin que le mâle s’attelle à la tâche. Tout ceci se déroule à la saison des pluies.

Quand arrive la sécheresse et que les points d’eau sont à sec, les zèbres creusent le sol de leurs sabots jusqu’à atteindre entre 50 centimètres et 1 mètre. L’eau affleure.

Mais tout n’est pas toujours aussi facile, en plus des prédateurs et de la sécheresse, le zèbre doit faire face à un danger qu’il ne peut comprendre ou déjouer : l’homme et son impact direct ou indirect. De par la chasse et le braconnage, que ce soit pour sa viande ou sa superbe peau rayée. De par la lente mais inexorable modification de son habitat. L’explosion démographique empiète de plus en plus sur son territoire. La sédentarisation, le surpâturage pour le bétail : autant de causes à effets.

Cet équidé, tout comme le cheval ou l’âne descend de l’ancêtre Hyracotherium. 4 espèces de zèbre se distinguent en raison de leur aspect et de leur vulnérabilité face à la menace.

Le premier, le Quagga n’a pas pu être sauvé. Beige, rayé uniquement sur la partie haute et avant du corps (encolure…). Il n’a su résister aux Boers. Le 12 août 1883, le dernier Quagga disparaît au zoo d’Amsterdam, cinq ans après le seul survivant sauvage.

Le second, le zèbre des plaines est « quasi menacé ». On le reconnait à son joli ventre rayé. Tout comme le zèbre des montagnes, les stries sont larges.

Le troisième, tout juste cité, le zèbre Hartmann ou zèbre des montagnes est classé « vulnérable ». Les larges lignes s’arrêtent net, laissant apparaître la blancheur du ventre.

Et pour finir, le quatrième, le zèbre impérial est « en danger ». L’UICN estime qu’il n’en resterait que 2000 à 2500 encore sauvages et environ 600 en captivité. Il diffère des autres en quelques caractéristiques. Grande taille,  grandes oreilles rondes et fines rayures. Mais pourquoi zèbre impérial ? Il ya fort longtemps, en 1882, l’Empereur Ménélik II d’Ethiopie fait cadeau de ce bel équidé à Jules Grévy, Président de la République Française. L’animal prend ses quartiers au Jardin des Plantes. Le zoologiste Emile Oustalet le nomme Equus Grevyi, zèbre de Grévy, en hommage à l’homme politique français. Mais l’empereur ne s’arrête pas là. En 1911, il offre une majestueuse girafe qui porte son nom : Ménélik II.

Pour en revenir au zèbre, la question est : pourquoi avons-nous réussi à domestiquer le cheval et non le zèbre ?

Les Boers ont essayé de l’harnacher, mais son tempérament fougueux et son besoin vital de liberté sont venus à bout des tentatives. Confronté davantage au danger que ce qu’a pu l’être le cheval, il a été contraint de développer une réaction immédiate de survie : fuir ou lutter. Face aux lionnes ou aux hyènes sa réactivité est impressionnante, il peut galoper à plus de 60Km/h ou se cabrer, faire des ruades et mordre. Les zèbres n’obéissent pas aux ordres d’un bipède et gardent les rênes de leur vie.

 

 

 

Roche

Roche Mathilde H. Doucet

Le minéral. Une vision blanche, éclatante. Une surface lisse. La pierre chaude sous la paume. Aridité.

L'ours

L’ours est toujours dérangé par les activités humaines qui empiètent sur son territoire malgré sa classification comme espèce protégée en France depuis 1972. Fort heureusement, pour sauver la lignée du dernier ours pyrénéen « de souche », Cannellito, un programme de réintroduction est envisagé. D’ici cet automne deux femelles seront choisies pour tenir compagnie aux deux derniers mâles des Pyrénées-Atlantiques.

L’ours a un sens de la séduction singulier, qui lui est propre. Il la poursuit, en laissant échapper un son rauque très viril, voir tonitruant. Ce petit jeu dure toute la journée. L'accouplement est également bruyant. L’on entend de très loin les râles de plaisir. Il y a des compétitions entre les ours pour une même femelle mais rarement de combat au sens strict du terme. Peut être, tout simplement, une lutte pour s’enorgueillir de leur propre capacité, un combat, plus pour la compétition, que par réel intérêt pour la femelle. Cela tient d’avantage de la tactique d'intimidation où celui qui semble le plus agressif fait fuir l'autre, avec parfois quelques "baffes" intempestives. La femelle doit également être prudente : gare aux grosses pattes du mâle, parfois il se laisse un peu trop emporter par ses élans amoureux. Ne sachant pas doser ses assauts, il s’y prend parfois mal. Elle riposte alors à cette attaque tout aussi hardiment. N’oublions pas l’expression d’ « ours mal léché ».

Tout comme l’homme, il pose son pied bien à plat sur le sol pour marcher, ce qui fait de lui un plantigrade.

En hiver, il hiberne dans sa tanière, trop frileux. Son cœur se met à battre très lentement, seulement 10 pulsations par minute. Aux beaux jours, il montrera le bout de sa truffe.

Pour finir une petite parenthèse historique très touchante : Un petit ours voit le jour dans les montagnes iraniennes en 1941. Orphelin, il est recueilli et choyé par l’armée polonaise stationnée en Moyen-Orient. On lui donnera le nom de Wojtek. Habitué à la compagnie des hommes, il joue avec eux sans jamais les blesser et les protège les soirs de garde. Sa seule présence suffit à redonner le moral à la compagnie. Transféré en Egypte en 1944, le caporal Wojtek embarque pour l'Italie, munit de son livret militaire. Devant Monte Cassino, il participe à la victoire en deuxième ligne, en trimbalant sur son dos de lourdes caisses de munitions.

En 1944, la compagnie quitte l'Italie et embarque pour l'Ecosse. Dans le camp de Winfield, Wojtek continue de jouer avec ses compagnons. Il finira ses jours au zoo d'Edimbourg. Wojtek s’éteindra en 1963. L’on se souviendra de lui comme la preuve vivante que le respect et l’amour entre les hommes et les animaux est possible.

 

Antichambre


Antichambre Mathilde H Doucet

Une ambiance feutrée, de la transparence, un miroir, le vert omniprésent. Un cocon sensuel derrière les voilages. Un décor qui pourrait être celui de Jan van Eyck ou de Wing Shya.

Ecrin

Ecrin mathilde h doucet

Une fenêtre, un rideau tiré… Et puis l’imagination.

Antre

Antre Mathilde H. Doucet

Antre

Exposition Mathilde H. Doucet au RBC mobilier

Un voyage lointain, une contrée luxuriante, une éclosion de verdure, une source, un commencement… Et puis l’animal, souverain, flamboyant. Des photographies intemporelles dans le haut lieu du design : le RBC mobilier. Une exposition de Mathilde H. Doucet où s’unissent pour le plaisir des yeux le sauvage et le raffiné. Des photographies intimes couplées au graphisme de la création contemporaine.

Découvrez actuellement et tout le mois d’avril l’exposition « Oasis ».

RBC Nîmes

1, place de la salamandre

 30000 Nîmes

Du mardi au vendredi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 19h00

Le samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h à 19h00

 

Mathilde H Doucet Expo RBC