Les zoos

Il faut arrêter les discours moralisateurs et puérils sur les zoos. Les zoos sont le refuge d’espèces en voie d’extinction, menacés, vulnérables. Ils sont à la source de réintroductions et permettent de sensibiliser la grande masse destructrice de bipèdes que nous sommes parfois. Arrêter de croire que tout animal en captivité est obligatoirement  malheureux. Sinon que dire de nos chats et chiens ou tout autre animal de compagnie. Alors, certes, il y a une différence et non des moindre, la mémoire cellulaire, transmise de génération en génération. Mais à l’origine tout animal était sauvage, tout comme l’homme était "bestial ", instinctif, non civilisé.

Nier notre impact sur l’animal ou l’environnement revient à nier notre propre existence. Vu que l’on ne peut pas toujours stopper la destruction de notre écosystème, alors autant déjà protéger quelques espèces, quelques individus à petite échelle. Sensibiliser nos enfants à la beauté et à la fragilité qui nous entoure. Si les détracteurs d’une polémique sur les zoos, par idéologie aveugle critiquent cette captivité, ils n’ont qu’à regarder les faits : un animal malheureux ne se reproduira pas. C’est un des indices majeurs en plus de son aspect physique : un pelage brillant, un regard vif. A contrario si un animal est amorphe alors, oui, il y a un problème. Bien sûr, le paresseux est amorphe par nature (sourire). Bien évidemment tous les zoos ne respectent pas les animaux en captivité comme tous les humains ne respectent pas leurs animaux de compagnie. Quand cela se produit à nous de prévenir et protéger. Un animal "sauvage " en captivité ne doit pas être traité de la même façon qu’un animal de compagnie. Il faut garder une distance psychologique, faire preuve de déférence afin qu’il garde son instinct sauvage. Des enclos suffisamment grands pour ne pas qu’il se sente oppressé, la propreté pour leur santé et surtout le silence. Des cohortes de touristes qui rient, vocifèrent sans se soucier de l’état de peur ou de lassitude dans lequel ils plongent l’animal est à la limite du supportable. Eduquer son enfant à la sensibilité animale, prendre le temps de  regarder cet être vivant, découvrir sa personnalité, essayer de créer un contact visuel et partagé une émotion de regard à regard sans crainte car l’animal ne juge pas, il ressent.