L'eau: source de vie

 

Les toutes premières formes de vie sont apparues sous forme de cellules dans l’eau. L’organisme des végétaux et des animaux est constitué d’eau. L’homme également, nous ne faisons pas que l’absorber et la rejeter. Elle fait partie intégrante de notre corps. Le sang contient 83% et le cerveau 75% d’aqua. Elle circule en un cycle ininterrompu pour irriguer les tissus comme la peau et pour renouveler les cellules.

L’eau revêt plusieurs aspects dans les croyances et la symbolique. Chez les aborigènes, elle est à l’origine de toutes choses dans leur héritage oral et pictural. Le Rêve de la fourmi à miel est un des nombreux exemples d'histoires retranscrites dans l'art aborigène sur les roches, les peaux ainsi que le sable. Les éléments physiographiques tels que les points d’eau et les affleurements rocheux sont interprétés comme le témoignage du Temps du Rêve.  Dans leurs mythes, il n’y avait qu’une immense étendue d’eau, puis peu à peu la terre émergea de l’océan originel. Leur mythologie se rapproche de la science et le premier être, Bajame,  se rapprocherait symboliquement de la première cellule qui est née de l’eau et qui s’est développée dans l’eau. Un autre mythe est celui du Serpent Arc-en-Ciel. Au fur et à mesure qu’il se frayait un chemin sur la Terre, les mouvements de son corps soulevaient les montagnes et creusaient le lit des rivières. A chaque nouvelle ondulation, un nouveau paysage se formait. A force d’efforts pour modeler la Terre, le reptile ardent se faufila dans l’eau pour se reposer.

Pour en revenir à un discours plus terre à terre, les prévisions sont inquiétantes : environ la moitié de l’humanité devrait atteindre en 2025 la situation de STRESS HYDRIQUE, seuil d’alerte retenu par l’ONU. Un pays qui manque d’eau est un pays qui ne peut nourrir sa population et par conséquent un pays qui ne peut se développer.

N’oublions pas que l’irrigation absorbe aux alentours de 70% des prélèvements d’eau douce mondiaux. Toutes les populations se trouvent dans l’obligation de partager leurs ressources en eau avec le pays voisin. Cette situation est à l’origine de conflits récurrents. Si un cours d’eau traverse une frontière, cette eau peut devenir un instrument de pouvoir pour le pays situé en amont. Celui qui a la maîtrise de l’eau a théoriquement l’avantage et avec certitude il détient un moyen de pression. Déjà en 1503, Léonard de Vinci conspirait avec Machiavel pour détourner le cours de l’Arno afin de l’éloigner de Pise, rivale de Florence. Aujourd’hui, les contentieux dus à l’eau sont nombreux que ce soit au Canada, dans l’Ouest des Etats-Unis, en Amérique centrale, sur le continent africain ou au Proche-Orient. Le Tigre et l’Euphrate puisent leur source en Turquie avant de se déverser en Irak et en Syrie. La Turquie a érigé de nombreux barrages sur le cours supérieur de l’Euphrate pour réguler selon son bon vouloir le débit en aval.

Avec l’explosion démographique et l’accroissement des besoins, les tensions ne feront que s’aggraver. S’ajoute au problème quantitatif le problème qualitatif. Plus la consommation en eau augmente, plus les rejets d’eaux usées augmentent et plus la pollution se dilue comme un poison et dégrade insidieusement les écosystèmes aquatiques. La pollution pourrait au fil du temps rendre les réserves en eau douce inexploitables.  Les nappes phréatiques ne sont pas non plus épargnées. Formées par infiltration, elles emmagasinent les polluants, certes lentement, mais si les prévisions s’avèrent, de façon quasi irréversible.

L’eau est une ressource vitale, préservons-la.  

Carte des oceans

 

 

 

Eau