Le guépard d'Iran

Une étude autrichienne publiée dans Molecular Ecology ne fait que confirmer à quel point le guépard d’Asie, en danger critique d’extinction (il ne subsisterait plus qu’une cinquantaine d’individus), est précieux. En effet, l’Université de médecine vétérinaire de Vienne ainsi que le Département de l’Environnement iranien et l’ONG Panthera ont comparé l’ADN de plusieurs guépards, dont celui prélevé sur les ossements d’un spécimen iranien datant de 800 à 900 après J.C. Les résultats prouvent que les guépards iraniens sont les seuls survivants de la sous-espèce asiatique historique Acinonyx jubatus venaticus.

Depuis septembre, avec le soutien des artistes pour sensibiliser à leur sauvegarde, des fonds sont récoltés. Un très beau projet se réalise au parc Pardissan, l’un des plus grands de Téhéran, où deux guépards, une femelle nommée Delbar et un mâle, Kouchki, sont gardés en captivité sur 1,5 hectare dans l’espoir que naissent de leur « amour » les futurs descendants de cet animal si noble. « La femelle du guépard est très difficile quand il s’agit de choisir son mâle », comme le souligne Rajab Ali Kargar, vice-directeur du Projet national de protection du guépard d'Asie, dans un article paru dans le Corse-Matin. Une belle histoire prometteuse.

 

Guépard d'Iran

 

 

 

 

Guépard Acinonyx cheetah